Les logiciels propriétaires :
Qu'ils soient gratuits ou payants, leur licence est de type restrictif
: elle octroie à l'utilisateur un simple droit d'usage
à
des conditions posées par l'auteur ou l'éditeur,
et lui
interdisent pas mal de chose qui, de toutes façons, seraient
hors de portée du plus grand nombre (analyse fonctionnelle
du
logiciel, décompilation ...). Plus contraignant pour
l'utilisateur, celui-ci accepte une emprise plus ou moins inquisitrice
de l'éditeur sur son ordinateur, et dans certains cas sur
ses
propres fichiers de travail et ses données personnelles.
Enfin, les formats de travail de ces logiciels sont souvent
fermés (non documentés), ce qui a pour effet de
rendre
l'utilisateur – et parfois son entourage - captif : si vous
utilisez le logiciel X, votre correspondant devra l'acheter lui aussi
pour échanger commodément des fichiers avec vous
; par la
suite, vous serez dissuadés de changer de logiciel sous
peine de
ne pouvoir récupérer vos travaux
antérieurs.
Les logiciels libres :
Ils sont le plus souvent gratuits ; c'est aussi le cas -diront certains
- de logiciels payants acquis gratuitement par des moyens ...
détournés ! Mais l'expression «logiciel
libre» fait référence à la
liberté et
non pas au prix. Pour comprendre le concept, vous devez penser
à
la «liberté d'expression», pas
à
«l'entrée libre».
http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html
Les formats de travail de ces logiciels sont évidemment
ouverts
(documentation publique), donc indépendant du bon vouloir
(et de
la pérennité) de l'éditeur ou du
concepteur du
logiciel.
Les logiciels libres sont nés dans le monde GNU-Linux. Ils
ont
connu depuis quelques années un essor
considérable, et
beaucoup ont été portés, voire
créés, pour les systèmes
d'exploitation de
Microsoft (Windows 98, Me, 2000, XP, Vista).
Un logiciel libre (en anglais : Free software ou Open Source
software) est un logiciel qui peut être utilisé,
copié, étudié, modifié et
redistribué sans autre restriction que de rester sous
licence
libre.
Ces libertés sont essentielles au concept de logiciel libre,
et
ne sont pas incompatibles avec le fait qu'un logiciel libre puisse
être vendu. Elles sont garanties par une licence. La GPL,
licence
publique générale GNU écrite par
Richard Stallman
en est un des exemples les plus intéressants.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre
Les spécificités des logiciels libres.
Le rythme de développement
Quel que soit le modèle (libre ou propriétaire),
le
développement d'un logiciel est soumis à des
contraintes
liées à la mise au point de
fonctionnalités,
à l'élimination des bugs ou bogues (erreurs de
programmation) et aux frais de mise sur le marché.
Le modèle dit
« propriétaire »
(Microsoft, Adobe, pour citer les éditeurs les plus connus)
est
assis sur un cycle de développement de plusieurs
années,
nécessaire pour livrer un produit aussi
déboggué
que possible et amortir les énormes frais de mise sur le
marché (publicité, packaging etc..).
Les logiciels libres sont en évolution permanente. Un
logiciel
libre fédère autour d'un
« projet »
et d'un noyau de responsables, des dizaines, parfois des dizaines de
milliers de développeurs réguliers ou
occasionnels
répartis à travers le monde ; ils correspondent
via
l'internet et sortent une nouvelle version dés qu'une
série de bugs est corrigée, ou qu'une
fonctionnalité stable est ajoutée. Les
différences
entre deux versions sont minimes et la chasse au bugs
facilitée
d'autant. Les frais de mise sur le marché sont
généralement presque nuls.
Le coût
On notera que les logiciels propriétaires sont
généralement payants (pas toujours) alors que les
logiciels libres sont généralement gratuits (pas
toujours
non plus). La viabilité économique des logiciels
gratuits
est une question vaste et passionnante ... qui ne sera pas
abordée ici.
La sécurité
La sécurité des logiciels libres est largement
assurée par le fait que, des millions de personnes
à
travers le monde étant capables de
« lire » un programme
informatique, les failles y
sont vite découvertes et comblées, et
d'éventuels
rootkits ou des espions logiciels sont impossibles à y
cacher.
La même vigilance ne peut être exercée
dans le
logiciel propriétaire, dans la mesure ou elle ne repose que
sur
un groupe fini de développeurs réunis sur un
projet.
Quant aux espions logiciels et rootkits, le caractère
fermé et secret du programme laisse toute liberté
à l'éditeur.
Si le problème est à prendre au
sérieux en ce qui
concerne les particuliers (cf. l'affaire de Sony-BMG fin 2005), il
revêt une acuité grandissante pour les
responsables de la
sécurité des entreprises, des
collectivités et des
administrations ...
La philosophie, les
« dépendances »
Le logiciel propriétaire repose, comme beaucoup d'industries
humaines, sur le seul critère de la viabilité
économique.
La philosophie du logiciel libre, quant à elle, reprend le
modèle qui a permis le développement de
l'humanité
depuis ses débuts, par ajouts successifs des acquis de
chacun et
de chaque génération. Ceci suppose la
liberté
essentielle pour chacun de reprendre une portion d'idée d'un
autre, de l'enrichir d'une nouveauté, pour livrer
à la
communauté une idée plus riche.
Une conséquence concrète de cette
méthode
d'enrichissement est que beaucoup de logiciels libres reposent sur un
ou plusieurs autres logiciels libres : c'est la notion de
« dépendances »
particulièrement
visible dans le monde GNU-Linux.
__________________
Cet article ne prétend pas faire le tour du sujet, mais
simplement vous proposer des bases utiles. Il vous a
aidé, vous avez des observations ou des suggestions
à formuler, relevé des inexactitudes ?
Cette page a
été réalisée
sous
Mandriva-linux,
à l'aide du logiciel
NVU
;
elle est
validée

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