
Le Projet GNU a été initié en 1984 dans le but de
développer un système d'exploitation complet, semblable
dans son architecture à Unix et qui soit un Logiciel Libre : le
système GNU (GNU est l'acronyme récursif de
« GNU's Not UNIX », on le prononce
« gnou » avec un G audible). Des variantes du
système d'exploitation GNU, basées sur le noyau Linux
(créé en 1991 par Linus Torvalds) sont largement
utilisées à présent, bien que ces systèmes
soient communément nommés par le terme
« Linux ». Ils seraient plus exact de les
désigner par Système GNU/Linux.
Réservé à ses débuts aux
« initiés », il s'est enrichi à la
fin des années 90 d'environnements graphiques très riches
(KDE, Gnome et quelques autres) et n'a désormais plus rien
à envier à ses concurrents propriétaires en termes
de convivialité. D'autres interfaces plus
dépouillées sont adaptées à des
configurations peu puissantes, enfin sa modularité et sa
versatilité permettent de l'adapter aux situations les plus
diverses.
La notion de distribution
Reposant sur les principes des logiciels libres, chaque
« brique » du système est souvent
dépendante d'autres briques ; c'est pourquoi l'assemblage en est
délicat et qu'on parle de
« distributions », c'est à dire
d'ensembles plus ou moins prêts à l'emploi,
agrémentés d'utilitaires
« maison », que chaque utilisateur peut ensuite
compléter selon ses besoins grâce à un choix de
plusieurs milliers de logiciels libres et gratuits pour la plupart.
Sécurité et stabilité
La sécurité et la stabilité des systèmes
GNU-Linux sont largement reconnues. Si les plantages existent comme
ailleurs, ils n'affectent le plus souvent que l'affichage (partie
graphique) d'une application qu'il suffit alors de stopper et de
relancer sans avoir besoin de redémarrer tout le système.
L'offre logicielle
Elle est pléthorique et d'excellente qualité dans la
plupart des domaines ; quelques secteurs accusent encore un certain
retard par rapport à l'offre (payante) que l'on peut trouver sur
des systèmes d'exploitation commerciaux : les jeux sont moins
nombreux et souvent moins élaborés, les applications
très spécifiques à certains métiers font
parfois défaut, et la reconnaissance de caractères (OCR)
est très en retard.
Le matériel
Des problèmes de reconnaissance de matériels se posent
parfois : les constructeurs de composants (cartes graphiques, audio,
wifi ...) ne proposent pas toujours de pilotes pour Linux, et ce sont
alors des développeurs souvent bénévoles qui, par
tatonnements («ingénierie inverse»),
élaborent ces pilotes. Ce sont en général les
composants très récents ou rares qui posent ces
problèmes de reconnaissance, ainsi que les composants peu
standardisés qui équipent parfois les ordinateurs
portables. Certaines marques de matériel sont
réputées pour leur absence de coopération avec le
monde GNU-Linux.
Le liveCD
Beaucoup de systèmes GNU-Linux proposent une solution d'essai
sans aucun risque sur votre ordinateur : le
« liveCD », qui fonctionne sans rien modifier
à la configuration de l'ordinateur-hôte. Il suffit
d'insérer un tel CD dans votre lecteur avant de démarrer
; le système ne s'installe pas, il se charge en mémoire,
se configure automatiquement à la volée en vous posant un
minimum de questions, et devient pleinement opérationnel en
quelques minutes (le démarrage est un peu plus long que celui
d'un système installé). Il offre un grand choix de
logiciels utilisables immédiatement et souvent une connexion
internet paramétrée instantanément. Certains de
ces liveCDs proposent enfin la possibilité d'une installation
dans la foulée, dés que tout vous semble au point (on
parle alors de « liveCD installable »).
Le liveCD constitue également un excellent outil de
dépannage-sauvetage, ainsi qu'un moyen d'emporter avec soi un
système complet utilisable sur (presque) n'importe quel PC.
L'installation
Rien ne vaut cependant un système installé
« en dur ». A titre d'exemple, une installation
de Mandriva (distribution française très en pointe) est
réalisable sans modifier votre système
pré-existant (sous réserve qu'il reste assez de place sur
votre disque dur) ; vous aurez alors le choix au démarrage entre
les deux (ou plus) systèmes installés.
Ainsi, une installation de base comprenant le système Linux et
services associés (affichage, impression, réseau etc.),
et les logiciels courants (bureautique, graphisme, multimedia,
internet) prend environ 15 minutes sur un ordinateur actuel.
Parmi les distributions les plus accessibles et adaptées à un usage privé, on peut citer :
Mandriva ;
elle est
française, l'interface et les logiciels sont en français
(et une multitude d'autres langues), et fournit tout ce qui est
nécessaire
à l'exception des codecs permettant de lire les formats audio et
video propriétaires, qui sont accessibles facilement mais
doivent être installés à part (sauf
pour les membres du Club Mandriva ou les possesseurs d'une version
payante). Cette distribution couvre également les besoins des
entreprises.
PClinuxOS (issue de Mandriva) ;
c'est la plus immédiatement accessible (tout est fourni y compris les codecs),
mais elle n'est pas du tout francisée à l'installation
(anglais obligatoire). Il est possible de la franciser après coup.
Ubuntu ; c'est une distribution
récente et très en vogue, francisée en grande
partie à l'installation. Elle repose sur un modèle
économique hors norme : le mécénat d'un
milliardaire sud-africain, Mark Shuttleworth. Elle utilise le bureau Gnome, mais d'autres bureaux sont disponibles : KDE avec
Kubuntu, etc
Kaella ; c'est la version
française d'une distribution allemande(Knoppix), la traduction
est faite par un groupe de passionné du sud-est de la France
(KLA=Knoppix Linux Azur).
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simplement vous proposer des bases utiles. Il vous a
aidé, vous avez des observations ou des suggestions
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